[Media Caucus] FRENCH VERSION - Media Caucus text WSIS II, PrepCom 2
Tracey Naughton
tracey at traceynaughton.com
Tue Feb 22 15:17:04 GMT 2005
>
> French version of Media Caucus text for WSIS II PrepCom 2. The Media
> Caucus would like to express it's sincere thanks to Alain Modoux who
> translated this text from the English version. Mr Modoux is a Media
> Caucus Member, Former Assistant Director-General of UNESCO for
> Communication and Information, Senior Adviser to the Delegate of the
> Swiss Federal Government for the WSIS and Cross-Cultural Communication
> Consultant
>
> Projet de déclaration du Caucus "Médias"
> à l’adresse du PrepCom2 du SMSI II
>
> Les membres du Caucus "Médias" comprenant des journalistes du Nord et
> du Sud, des pays industrialisés et en développement, sont vivement
> préoccupés par le fait que les textes actuellement soumis à la
> considération de la 2e phase du Sommet mondial sur la société de
> l’information (SMSI) ne font qu’une référence brève et ambiguë à la
> place centrale qu’occupent les médias dans la société de
> l’information.
>
> Nous tenons fermement à ce que l’Article 19 de la Déclaration
> universelle des droits de l’homme soit réaffirmé. En outre, nous
> partageons entièrement la position exprimée dans la déclaration de
> Marrakech par plusieurs organisations africaines, arabes et
> internationales de journalistes lors de la conférence qui s’est tenue
> récemment dans cette ville sous l’égide d’ORBICOM, le réseau
> international des chaires UNESCO en communication, et du Royaume du
> Maroc, avec le soutien de l’UNESCO: "Le moment est venu d’aller
> au-delà de l’énoncé de l’Article 19 et d’assurer sa mise en œuvre
> effective universelle".
>
> Nous rappelons qu’aux termes de l’Article 19, "Tout individu a droit
> à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne
> pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir
> et de répandre, sans considération de frontières, les informations et
> les idées par quelque moyen d’expression que ce soit".
>
> Tous les Etats-membres des Nations Unies sont liés par ces belles
> paroles. Il est temps qu’ils honorent leurs engagements. S’ils ne le
> font pas, nul doute que la société de l’information de demain sera
> vide de sens.
>
> La catastrophe du tsunami de décembre dernier a démontré que pour
> être efficace, la solidarité internationale demande que l’information
> circule sans retard et de manière véritablement libre. Le même
> principe s’applique au développement à plus long terme. Il ne peut y
> avoir de développement sans information, comme il ne peut y avoir de
> développement effectif sans information complète et libre.
>
> Les journalistes et les entreprises des médias, au Nord comme au Sud,
> doivent pouvoir bénéficier des mêmes opportunités en matière de
> transmission de nouvelles et de commentaires. La réalisation de cette
> exigence est, pour une large part, la clef de la réduction de la
> fracture numérique.
>
> Il est aussi important qu’il n’y ait pas de barrières légales au
> libre exercice du journalisme, que celui-ci soit pratiqué en ligne ou
> pas. Chacun doit avoir accès à l’information publique de façon égale.
> Toute exception à cette règle de caractère général doit être précise
> et limitée, et apparaître clairement comme
> légitime, dans l’intérêt même du public.
>
> Par ailleurs, le monde des médias revendique sa place à la table des
> discussions portant sur l’avenir de la société de l’information. Il
> est à la fois surprenant et injuste que le Groupe de travail sur la
> gouvernance d’Internet ne comprenne aucun journaliste. Débattre de la
> communication sans les communicateurs revient à discuter de
> l’agriculture sans consulter les paysans. Pour reprendre les termes de
> la Déclaration de Marrakech, "des représentants des médias doivent
> être associés sur un plan d’égalité à tout système de gouvernance
> d’Internet à venir".
>
> Le terme de "gouvernance" ne doit pas devenir un mot de code à
> l’usage des gouvernements pour réglementer les contenus d’Internet. Il
> ne faut pas que la réorganisation du système aboutisse à cela au
> niveau international ou l’encourage au niveau national. Quels que
> soient les changements proposés pour le système de gouvernance
> d’Internet, ceux-ci ne doivent pas déboucher sur un contrôle des
> contenus, ni aboutir à des modifications de l’"architecture" technique
> d’Internet qui facilitent ou permettent la censure des nouvelles et
> des opinions. En outre, l’"auto-régulation" ne doit pas être un
> subterfuge permettant aux gouvernements de réglementer les contenus
> sur Internet.
>
> Les préoccupations de sécurité ne doivent pas servir de prétextes
> pour limiter la liberté d’expression dans le cyber-espace. De même,
> les considérations "éthiques" ne doivent pas devenir une manière
> voilée de justifier la censure. Pour citer une nouvelle fois la
> Déclaration de Marrakech, "l’établissement des normes éthiques et
> déontologiques relève de la responsabilité des seuls professionnels
> des médias".
>
> Sur le plan pratique, les fournisseurs de service Internet ne
> devraient pas être tenus responsables du contenu des messages qu’ils
> transportent. L’installation de systèmes de filtrage doit résulter
> d’un choix individuel et ne doit pas être imposée par les autorités.
>
> C’est à des tribunaux indépendants qu’il appartient de décider ce qui
> constitue un contenu illégal susceptible d’être puni. Ceux-ci doivent
> pouvoir s’appuyer sur des lois reconnues comme légitimes parce que
> s’inspirant de normes universellement acceptées.
>
> Toute infraction alléguée commise sur Internet devrait normalement
> être jugée selon les lois du pays et dans le pays d’origine, excepté
> dans des circonstances spéciales très précises et bien définies telles
> qu’incitations explicites et avérées à la violence qui visent des pays
> autres que ceux d’où proviennent les messages.
>
> Les fournisseurs d’aide et les bailleurs de fonds publics et privés
> devraient insister pour que la liberté d’expression et la liberté de
> presse soient garanties lorsqu’ils financent des programmes et projets
> d’assistance aux médias en vue de réduire la fracture numérique qui
> les affecte.
>
> Enfin, il conviendrait d’appliquer au cyber-espace le principe
> général selon lequel Internet et les autres nouvelles formes de médias
> doivent pouvoir bénéficier de la même protection, en matière de
> liberté d’expression, que les médias traditionnels.
>
>
>
> Tracey Naughton
> NYAKA
> Communication for Development Consultant
> 201 Somerset hall
> 239 Oxford Road
> Illovo 2196
> South Africa
>
> landline & fax: +27 (0) 11 880 5030
> cell / mobile: +27 (0) 82 821 1771
> email: tracey at traceynaughton.com
>
Tracey Naughton
NYAKA
Communication for Development Consultant
201 Somerset hall
239 Oxford Road
Illovo 2196
South Africa
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