[Media Caucus] UN : Some of the world's most repressive countries recycled into new Human Rights Council / Conseil des droits de l'homme de l'ONU : "On prend les mêmes et on recommence"

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Wed May 10 14:45:40 BST 2006


Reporters Without Borders
Press release
English/ Français / Espanol

10 May 2006


UNITED NATIONS

Some of the world's most repressive countries 
recycled into new Human Rights Council

Last night's election of 10 of the world's worst 
violators of free expression - Algeria, 
Azerbaijan, Bangladesh, China, Cuba, Nigeria, 
Pakistan, Russia, Saudi Arabia and Tunisia - to 
be members of the UN's new Human Rights Council 
was called a "scandal" today by Reporters Without 
Borders.

"It is outrageous that 10 countries that violate 
the rights of journalists and free expression on 
a massive scale should have been chosen to ensure 
that human rights are protected throughout the 
world - we foresee nothing good coming from this 
council," the press freedom organisation said.

"There is no difference between the composition 
of the former Human Rights Commission - whose 
work was unanimously condemned by NGOs, and by 
many countries as well - and that of the new 
council," Reporters Without Borders said. "They 
have taken the same countries and started over. 
What is more, seven of these 10 countries have 
been elected for three-year terms, the longest 
envisaged under the council's rules, terms that 
can be renewed once. So the reforms adopted by 
the United Nations are clearly insufficient. The 
UN will not guarantee respect for human rights in 
the world in the future any more than it has in 
the past."

The organisation said the system of regional 
quotas and vote by a simple majority were 
responsible for the planet's most repressive 
countries being elected to the council, which 
will meet for the first time on 19 June.

"What a victory for them, and what a defeat for 
the United Nations," the organisation said. "We 
are deeply disappointed, even if the result is 
not surprising. We had already voiced our concern 
last week about the candidacies of certain 
countries."

Reporters Without Borders continued: "Our only 
hope now is that the other countries elected to 
the council that respect free expression - such 
as Canada, Czech Republic, Finland, Germany, 
Japan, Mali, Mauritius, Switzerland and United 
Kingdom - will use their influence to prevent the 
council from discrediting itself as soon as it 
takes office."

The organisation added: "On the eve of the 
election, UN secretary-general Kofi Annan had 
warned that it would depend on the member 
countries 'whether the council really is a 
spectacular improvement or simply continues the 
practices of the old commission under a new 
name.' Today we have the answer. This election 
was one more lost chance."

The wheeling and dealing customary during 
elections for the former commission were again in 
evidence yesterday. Kenya, which was the 14th 
candidate in the African group, pulled out at the 
last moment with the result that all of the other 
13 candidates for the 13 African seats were 
elected automatically. Meanwhile, 17 of the 
countries elected to the council are members of 
the Organisation of the Islamic Conference.

"Regional, cultural and religious solidarity and 
alliances were much more decisive in the election 
of the council's members than their commitment to 
protect human rights," Reporters Without Borders 
concluded. "And let us add a final, disturbing 
figure: about 90 per cent of the capital 
punishments carried out worldwide last year took 
place in single country that is a member of the 
new council."

China and Cuba are the world's two biggest 
prisons for the press. Censorship is the rule in 
Saudi Arabia and Tunisia, where journalists are 
exposed to harsh reprisals if they overstep the 
mark. In Russia, the Kremlin has already taken 
over the leading news media, starting with the TV 
stations. There is almost daily violence against 
journalists in Bangladesh, Nigeria and Pakistan. 
Dozens of journalists are in constant risk of 
imprisonment in Algeria, where the most critical 
media are repeatedly prosecuted. The murders of 
two journalists in Azerbaijan in 2005 remain 
unpunished.

The list of countries elected to the Human Rights 
Council and the length of their terms (determined 
by lottery):

African States: Algeria (1 year), Cameroon (3 
years), Djibouti (3 years), Gabon (2 years), 
Ghana (2 years), Mali (2 years), Mauritius (3 
years), Morocco (1 year), Nigeria (3 years), 
Senegal (3 years), South Africa (1 year), Tunisia 
(1 year) and Zambia (2 years).

  Asian States: Bahrain (1 year), Bangladesh (3 
years), China (3 years), India (1 year), 
Indonesia (1 year), Japan (2 years), Jordan (3 
years), Malaysia (3 years), Pakistan (2 years), 
Philippines (1 year), Republic of Korea (2 
years), Saudi Arabia (3 years) and Sri Lanka (2 
years).

  Eastern European States: Azerbaijan (3 years), 
Czech Republic (1 year), Poland (1 year), Romania 
(2 years), Russian Federation (3 years) and 
Ukraine (2 years).

  Latin American & Caribbean States: Argentina (1 
year), Brazil (2 years), Cuba (3 years), Ecuador 
(1 year), Guatemala (2 years), Mexico (3 years), 
Peru (2 years) and Uruguay (3 years).

  Western European & Other States: Canada (3 
years), Finland (1 year), France (2 years), 
Germany (3 years), Netherlands (1 year), 
Switzerland (3 years) and United Kingdom (2 
years).

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NATIONS UNIES

L'Arabie Saoudite, Cuba, la Chine et la Tunisie 
élues au nouveau Conseil des droits de l'homme : 
"on prend les mêmes et on recommence"

L'Algérie, l'Arabie Saoudite, l'Azerbaïdjan, le 
Bangladesh, la Chine, Cuba, le Nigeria, le 
Pakistan, la Russie et la Tunisie ont été élus, 
mardi 9 mai 2006, au nouveau Conseil des droits 
de l'homme, composé de 47 membres.

"Ces dix pays qui violent massivement les droits 
des journalistes et la liberté d'expression ont 
été choisis pour garantir la protection des 
droits de l'homme dans le monde : c'est 
scandaleux et laisse présager du pire, a déclaré 
Reporters sans frontières. On prend les mêmes et 
on recommence. Rien n'a changé entre la 
composition de l'ancienne Commission - dont le 
travail a été unanimement dénoncé par les 
organisations non gouvernementales ainsi que par 
de nombreux Etats - et celle du nouveau Conseil. 
De plus, sept de ces dix pays ont été élus pour 
trois ans, soit la durée de mandat la plus longue 
prévue par le réglement du Conseil. Ce mandat est 
renouvelable une fois. Les réformes adoptées par 
les Nations unies se sont donc pas suffisantes. 
L'ONU ne garantira pas plus le respect des droits 
de l'homme dans le monde demain qu'elle ne le 
faisait hier".

"Le système des quotas régionaux et le vote à la 
majorité simple ont permis que des pays parmi les 
plus répressifs de la planète soient élus parmi 
les membres du Conseil des droits de l'homme qui 
se réunira pour la première fois le 19 juin 
prochain. Quelle victoire pour eux ! Et quelle 
défaite pour les Nations unies ! Nous sommes 
profondément déçus, même si le résultat de 
l'élection n'est pas surprenant. Nous avions 
d'ailleurs exprimé notre inquiétude, la semaine 
dernière, concernant la candidature de certains 
pays", a ajouté l'organisation de défense de la 
liberté de la presse.

"Nous n'avons plus qu'à espérer que les autres 
Etats élus et respectueux de la liberté 
d'expression - l'Allemagne, le Canada, la 
Finlande, le Japon, le Mali, l'île Maurice, la 
République tchèque, le Royaume-Uni, la Suisse, 
etc. - pèsent de tout leur poids afin que ce 
Conseil ne se discrédite pas totalement dès son 
entrée en fonction. La veille de l'élection, Kofi 
Annan avait affirmé que les pays membres 
détermineraient 'si le Conseil représente une 
amélioration ou s'il se contente de poursuivre 
les pratiques de la Commission sous un nouveau 
nom'. Aujourd'hui, nous avons la réponse. Ce 
scrutin a été une occasion manquée de plus", a 
indiqué Reporters sans frontières.

Les tractations et marchandages habituels lors de 
l'élection des membres de l'ancienne commission 
ont également fonctionné. Le Kenya, quatorzième 
pays candidat pour le groupe africain s'est 
désisté au dernier moment, entraînant 
automatiquement l'élection des autres postulants 
(treize pays pour treize sièges). Par ailleurs, 
17 pays élus sur 47 sont membres de 
l'Organisation de la conférence islamique. "Les 
alliances et les solidarités régionales, 
culturelles et religieuses ont été déterminantes 
dans l'élection des membres du Conseil, bien plus 
que les engagements des candidats en faveur de la 
protection des droits de l'homme. Un dernier 
chiffre inquiétant : environ 90 % des exécutions 
capitales commises dans le monde en 2005, l'ont 
été dans un pays membre du Conseil", a conclu 
l'organisation.

La Chine et Cuba sont les deux plus grandes 
prisons du monde pour les journalistes. En Arabie 
saoudite et en Tunisie, la censure est la règle 
et les journalistes qui oseraient franchir les 
lignes rouges imposées par les autorités 
s'exposent à de dures représailles. En Russie, le 
Kremlin a déjà mis la main sur les principaux 
moyens d'information du pays, à commencer par les 
chaînes de télévision. Au Bangladesh, au Nigeria 
et au Pakistan, les violences contre les 
professionnels de la presse sont quasi 
quotidiennes. En Algérie, des dizaines de 
journalistes risquent la prison à tout moment et 
le pouvoir multiplie les procès à l'encontre des 
médias les plus critiques. Enfin, en Azerbaïdjan, 
l'impunité demeure concernant la mort de deux 
journalistes en 2005.

Liste des pays élus au Conseil des droits de 
l'homme et durée de leur mandat (fixée par tirage 
au sort) :

Etats d'Afrique :Afrique du Sud (1 an), Algérie 
(1 an), Cameroun (3 ans), Djibouti (3 ans), Gabon 
(2 ans), Ghana (2 ans), Mali (2 ans), Maroc (1 
an), Maurice (3 ans), Nigeria (3 ans), Sénégal (3 
ans), Tunisie (1 an) et Zambie (2 ans).

Etats d'Asie : Arabie Saoudite (3 ans), Bahreïn 
(1 an), Bangladesh (3 ans), Chine (3 ans), Inde 
(1 an), Indonésie (1 an), Japon (2 ans), Jordanie 
(3 ans), Malaisie (3 ans), Pakistan (2 ans), 
Philippines (1 an), République de Corée (2 ans) 
et Sri Lanka (2 ans).

Etats d'Europe orientale :Azerbaïdjan (3 ans), 
Fédération de Russie (3 ans), Pologne (1 an), 
République tchèque (1 an), Roumanie (2 ans) et 
Ukraine (2 ans).

Etats d'Amérique latine et des Caraïbes 
:Argentine (1 an), Brésil (2 ans), Cuba (3 ans), 
Équateur (1 an), Guatemala (2 ans), Mexique (3 
ans), Pérou (2 ans) et Uruguay (3 ans).

Etats d'Europe occidentale et autres Etats: 
Allemagne (3 ans), Canada (3 ans), Finlande (1 
an), France (2 ans), Pays-Pas (1 an), Royaume-Uni 
(2 ans) et Suisse (3 ans).


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NACIONES UNIDAS

ARABIA SAUDI, CUBA, CHINA Y TÚNEZ ELEGIDAS PARA 
EL NUEVO CONSEJO DE LOS DERECHOS HUMANOS: "SE 
COGE A LOS MISMOS Y SE VUELVE A EMPEZAR"

Argelia, Arabia Saudí, Azerbaiyán, Bangladesh, 
China, Cuba, Nigeria, Pakistán, Rusia y Túnez 
fueron elegidos de nuevo, el martes 9 de mayo de 
2006, para formar parte del Consejo de los 
Derechos Humanos, compuesto por 47 miembros.

"Estos diez países, que violan masivamente los 
derechos de los periodistas y la libertad de 
expresión, han sido elegidos para garantizar la 
protección de los derechos humanos en el mundo: 
es escandaloso y hace presagiar lo peor", ha 
declarado Reporteros sin Fronteras. "Se coge a 
los mismos y se vuelve a empezar. Nada ha 
cambiado entre la composición de la antigua 
Comisión -cuyo trabajo denunciaron unánimemente 
las organizaciones no gubernamentales, así como 
muchos Estados- y la del nuevo Consejo. Además, 
siete de estos diez países han sido elegidos para 
tres años, es decir la duración más larga 
prevista para un mandato por el reglamento del 
Consejo. Y el mandato es renovable una vez. Por 
tanto, las reformas efectuadas por Naciones 
Unidas no son suficientes. Mañana, la ONU ya no 
garantizará el respeto de los derechos humanos en 
el mundo, como no lo hacía ayer".

"El sistema de cuotas regionales y la votación 
por mayoría simple han permitido que algunos 
países, entre los que se encuentran los más 
represivos del planeta, hayan resultado elegidos 
entre los miembros del Consejo de los Derechos 
Humanos, que se reunirá por primera vez el 
próximo 19 de junio. ¡Qué victoria para ellos! ¡Y 
que fracaso para Naciones Unidas! Nos sentimos 
profundamente decepcionados, a pesar de que no 
nos sorprende el resultado de la elección. Por 
otra parte, la semana pasada ya manifestamos 
nuestra preocupación respecto a la candidatura de 
determinados países", ha añadido la organización 
de defensa de la libertad de prensa.

"Ya no nos queda más que esperar que los 
restantes Estados elegidos, respetuosos con la 
libertad de expresión -Alemania, Canadá, 
Finlandia, Japón, Mali, Isla Mauricio, República 
Checa, Reino Unido, Suiza, etc- presionen todo lo 
que puedan para que este Consejo no se 
desacredite totalmente nada más entrar en 
funciones. La víspera de la elección, Kofi Annan 
aseguró que los países miembros determinarían "si 
el consejo representa una mejora, o si se 
contenta con proseguir con las prácticas de la 
Comisión, bajo otro nombre". Ahora tenemos la 
respuesta. Esta votación ha sido otra oportunidad 
perdida", ha indicado Reporteros sin Fronteras.

También han funcionado los tratos y las 
negociaciones que eran habituales en la elección 
de los miembros de la antigua Comisión. Kenia, 
decimocuarto país candidato por el grupo 
africano, se retiró en el último momento, 
provocando automáticamente la elecciones de los 
demás candidatos (trece países para trece 
escaños). Por otra parte, 17 de los 47 países 
elegidos son miembros de la Organización de la 
Conferencia Islámica. "Las alianzas y la 
solidaridad regional, cultural y religiosa, han 
sido determinantes en la elección de los miembros 
del Consejo, mucho más que el compromiso de los 
candidatos en favor de la protección de los 
derechos humanos. Una última cifra inquietante: 
cerca del 90% de las ejecuciones capitales 
efectuadas en el mundo en 2005 se llevaron a cabo 
en un país miembro del Consejo", ha concluido la 
organización.

China y Cuba son las mayores cárceles del mundo 
para los periodistas. En Arabia Saudí y en Túnez 
la regla es la censura, y los periodistas que se 
atreven a franquear las líneas rojas, impuestas 
por las autoridades, se exponen a duras 
represalias. En Rusia, el Kremlin ya se ha hecho 
con los principales medios de información del 
país, empezando por los canales de televisión. En 
Bangladesh, Nigeria y Pakistán, la violencia 
contra los profesionales de la prensa es 
prácticamente diaria. En Argelia, decenas de 
periodistas podrían ir en cualquier momento a la 
cárcel, y el poder multiplica los procesos contra 
los medios de comunicación más críticos. 
Finalmente, en Azerbaiyán se mantiene la 
impunidad en relación con la muerte de dos 
periodistas en 2005.

Lista de los países elegidos para el Consejo de 
los Derechos Humanos y duración de su mandato 
(fijado por sorteo):

Estados de Africa: Sudáfrica (1 año), Argelia (1 
año), Camerún (3 años), Djibuti (3 años), Gabón 
(2 años), Ghana (2 años), Mali (2 años), 
Marruecos (1 año), Mauricio (3 años), Nigeria (3 
años), Senegal (3 años), Túnez (1 año) y Zambia 
(2 años).

Estados de Asia:Arabia Saudí (3 aós), Bahrein (1 
año), Bangladesh (3 años), China (3 años), India 
(1 año), Indonesia (1 año), Japón (2 años), 
Jordania (3 años), Malasia (3 años), Pakistán (2 
años), Filipinas (1 año), República de Corea (2 
años) y Sri Lanka (2 años).

Estados de Europa Oriental:Azerbaiyán (3 años), 
Federación de Rusia (3 años), Polonia (1 año), 
República Checa (1 año), Rumania (2 años) y 
Ucrania (2 años).

Estados de América Latina y Caribe:Argentina (1 
año), Brasil (2 años), Cuba (3 años), Ecuador (1 
año), Guatemala (2 años), México (3 años), Perú 
(2 años) y Uruguay (3 años).

Estados de Europa Occidental y otros 
Estados:Alemania (3 años), Canadá (3 años), 
Finlandia (1 año), Francia (2 años), Holanda (1 
año), Reino Unido (2 años) y Suiza (3 años).

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